"Délicatesse, fragilité, transparence et vérité définissent mon art. Semblables aux corps que je peints ,que je photographie, et au plats que je crée mes oeuvres suggèrent un lâcher-prise."

Mes origines sont congolaises, je vis et travaille à Bruxelles.

Mon cœur bat au rythme des aliments depuis mon enfance.

J'ai fréquenté l'école hôtelière du collège cardinal Mercier, où j'ai appris la base et les bases de la cuisine. A cela s'ajoutent quelques ateliers en nutrition et bien être. Cette combinaison de créativité culinaire et d'engagement envers le bien-être nutritionnel harmonisent compétences et passion.

Ma palette culinaire se limitait cependant à des bases et des classiques. Avec le temps je me suis libérée et j'ai laissé place à ma créativité l'insertion de mes voyages et de mes émotions et surtout de mon art dans les plats.

En 2016 j'ai intégré l'équipe du Belgomarkt en tant que responsable de cuisine. Une expérience humaine et culinaire qui m'a permis de découvrir les joies du bio et du circuit court en étant très proche des produits locaux.

"La cuisine est forte, la cuisine est douce, la cuisine est séduction la cuisine est partage la cuisine montre ce que l'on veut cacher la cuisine dévoile la cuisine est subtile, la cuisine est salé sucré la cuisine est un amour."


Mes œuvres sont abstraites, principalement faites à l'acrylique qui, par sa rapidité d'exécution, s’accorde parfaitement avec ma préférence au travail enlevé sur le vif du moment.... Mais aussi, le collage qui dynamise les illustrations. Au fils des ans je me rends compte de l 'influence douce et forte de l 'Asie sur mon travail. Le papier japonais est plus présent qu'un autre support. Sa texture est un pont que j 'aime utiliser pour relier et matérialiser mes idées.

Événements à venir
ORANGERIE EXPOSITION
Steigenberger Wiltcher's

Vous trouverez plus d’informations sur mes produits & services ici.  Pour en savoir plus sur mon travail et mes sources d’inspiration c'est ici.

Pour  les questions, veuillez communiquer avec moi par courriel à l’adresse odewaworld@hotmail.com. J’ai vraiment hâte de vous entendre. 

 

2006 Exposition collective “rouge toujours “ boulevard de l empereur Bruxelles 

         Exposition individuelle Barocq’s bar restaurant galerie, 34, place Brugmann 1060 Bruxelles 

2007 Exposition individuelle « Voyage dans le département  11 »Sn Brussels Airlines (Kinshasa-Congo)

 

2008 Exposition individuelle « All about dream » Halle de la Gombe (Kinshasa-Congo) 

 

2009 Exposition collective Printemps des arts actuels (Bruxelles-Belgique)

 

2013  Exposition individuelle Introspection  caravane Serail Rue lesbroussart bruxelles

          Exposition collective " art in translation" juillet 2013 à Osaka 

         Exposition individuelle "Hemda" au Steigenberger Grand hôtel  bruxelles

2014 Exposition individuelle Muse Drey Villa leopoldine de décembre 2013 à au 11janvier 2014 

         Salon Lady Novembre 2014 Exposition Cercle de Lorraine Belgique

2015 Parcours d 'artistes d' Uccle Linkebeek

 

2015 Sept- Octobre    
         Exposition individuelle Hortensiasme  Kobo restaurant concept store 

2019 Novembre Inauguration Salle FREDDY THIELEMANS  live performance L'ART EN FUSION 

2020 Janvier- Fevrier  Exposition individuelle L'ART EN FUSION Mont de piété

2020 Aout 2020 exposition L'art en fusion Balthasar Brussels 

40 place du Grand Sablon 1000 Bruxelles

2020 1septembre- 20 Novembre 2020 Exposition individuelle Steigenberger Wiltcher's 

71, avenue Louise Brussels

2021 Parcours au Zinnema

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Le monde d'Ôdewa : éloge de la sensualité féminine

 

Se plonger dans les œuvres de l'artiste belgo-congolaise Ôdewa, c'est pousser les portes d'un monde en vase clos, porteur de son propre sens et de sa propre cohérence. C'est un cocon d'authenticité et de douceur qui nous isole du monde extérieur, pour nous faire voyager dans un espace-temps bien différent de l'hyperactivité de notre société. Un peu comme la jeune Alice de Lewis Carroll, qui atterrit au pays des merveilles en glissant dans le terrier du lapin blanc.

 

Nostalgie et chaleur

 

Dans ce monde visuel, le temps ralenti coule à rebours. La poésie qui se dégage des photographies d'Ôdewa est toujours teintée d'une certaine nostalgie. Elle réveille en nous un imaginaire collectif qui renvoie à des temps passés, tantôt glorieux, tantôt douloureux.

 

Ce qui frappe en premier lieu, c'est cette abondante chaleur. Chaleur des corps, chaleur des couleurs, très souvent dans des teintes rouges et orangées. Les « photopeintures » d'Ôdewa révèlent des portraits de femmes sans artifices. Derrière le jeu de la transparence et de l'opacité, de la nudité et du voile, c'est la question des identités qui se joue.

 

La femme plurielle

 

Identités des femmes qui posent en qualité de modèles : qui sont-elles ? à quoi pensent-elles, tandis qu'elles fixent (ou non) l'objectif, surprises dans ce qui semble être un moment d'intimité profonde et sincère ? Mais aussi et surtout, identités de la Femme comme essence de la sensualité.

 

En effet, chez Ôdewa, la femme est plurielle : elle renvoie au spectateur-miroir des émotions différentes à chaque cliché, comme en témoigne la série d'autoportraits de l'artiste, qui relève quasiment de l'introspection documentaire. Et chaque émotion est une invitation au mystère, une pièce de puzzle qui demande à trouver sa place dans le grand atlas féminin qu'elle dessine.

 

Ce jeu d'éclatement des identités prend le contrepied d'un art contemporain qui préfère trop souvent se focaliser sur le virtuel, le travestissement et l'hypocrisie du monde numérique actuel. Ne nous y trompons pas, l'art d'Ôdewa est aussi une mise en scène, mais c'est une mise en scène au service de la beauté du réel, qu'elle veut sublimer.

 

Entre tradition et émotions

 

La dramatisation du sujet, les contrastes clair-obscur et le souci des détails dans la plupart des compositions d'Ôdewa sont la continuité d'une tradition picturale qui remonte à l'art baroque. On se surprend à se remémorer des scènes de genre de Diego Velasquez ou Johannes Vermeer, telles que La Mulâtre ou la Jeune fille assoupie.

 

Et on pense aussi, un peu plus proche de notre époque, à cette longue tradition de la photographie de portrait victorienne, sous l'influence de photographes comme Nadar, Cameron ou Carroll (encore lui !).

 

Puis finalement, on se laisse simplement emporté dans le monde d'Ôdewa, pour un moment fugace de délicatesse et de franchise, une bulle de fantasme et d'émotions en remède au cynisme post-moderne ambiant. 

Par Karim Oriam